En dépit des conditions de marché difficiles aux Etats-Unis, Actelion a vu son bénéfice net bondir de 49% sur un an à 453 millions de francs en 2013. Confiant après le lancement d'Opsumit, successeur de son médicament vedette le Tracleer, le groupe biotechnologique bâlois relève ses perspectives pour 2014.
Les ventes du laboratoire bâlois se sont, elles, étoffées de 4% à 1,78 milliard de francs, a communiqué la société. Exprimée à taux constants, la progression atteint 6% en dépit de l'impact négatif du franc fort et de la pression sur les prix en Europe.
Pour le patron de la firme biotechnologique, Jean-Paul Clozel, 2013 aura constitué un exercice "vraiment exceptionnel". "Nous avons tenu notre stratégie et dégagé un bénéfice supérieur à nos propres attentes", déclare-t-il, cité dans le communiqué.
Malgré la concurrence sur le marché américain, le chiffre d'affaires s'y est accru de 9% en monnaies locales grâce aux augmentations de prix. Les ventes ont seulement progressé de 1% sur le Vieux Continent, mais ont gonflé de 14% au Japon. Tirées par la Chine, Taiwan, la Russie et le Mexique, les recettes ont gagné 6% dans le reste du monde.
Au plan opérationnel, le groupe annonce avoir finalisé le recentrage de son portefeuille et de ses activités de recherche et développement, ainsi que son plan d'économies, entamés en 2012. Le résultat d'exploitation s'est amélioré de 20% à 482 millions de francs, à taux constants.
A la Bourse suisse, le titre Actelion ouvrait en nette hausse avant de se tasser en cours de matinée, et ne gagnait plus que 0,11% à 89,85 francs vers midi. La performance publiée dépasse sensiblement les attentes des analystes consultés par l'agence AWP, qui soulignent toutefois l'impact des facteurs non récurrents.
Au chapitre des perspectives, la direction relève ses prévisions pour l'exercice en cours, tablant désormais sur une croissance de son résultat net "dans le bas d'une fourchette de pourcentage à un chiffre". Le groupe compte augmenter ses marges grâce à l'Opsumit, attendu sur de nombreux marchés européens dans le courant de l'année. Pour rappel, le droit d'exploitation du Tracleer échoit en novembre 2015 aux Etats-Unis et en 2017 dans l'Union européenne.
