Credit Suisse a réalisé un deuxième trimestre 2013 en forte croissance. Le numéro deux bancaire helvétique a accru son bénéfice net de près d'un tiers (+32,6%) sur un an à 1,045 milliard de francs. La collecte d'argent frais apparaît plus importante qu'attendu. Par ailleurs, la banque espère régler le conflit fiscal avec les Etats-Unis d'ici à la fin de l'année.
Le résultat net ressort légèrement supérieure aux attentes des analystes qui, selon l'agence financière AWP, tablaient en moyenne sur 1,015 milliard de francs. Au premier semestre, la banque affiche un bénéfice net de 2,348 milliards, soit presque trois fois plus élevé que celui de l'an dernier pour la même période (832 millions).
"Modèle performant"
La performance d'ensemble n'a pas manqué de satisfaire le directeur général Brady Dougan, cité dans le communiqué publié jeudi. L'Américain met en avant le rendement des fonds propres ajusté de 10% au 2e trimestre et de 13% au 1er semestre.
"Notre modèle commercial est performant et nous continuons à progresser dans nos efforts pour réduire notre base de coûts et notre bilan", a-t-il précisé. Le ratio des fonds propres de base futur, mesuré à l'aune des exigences suisses, a par ailleurs augmenté de 0,8 point à 10,4% entre fin mars et fin juin.
En ce qui concerne le bénéfice avant impôts réalisé entre avril et juin, il a atteint 1,534 milliard de francs, en hausse de 38% sur un an. Le consensus des analystes l'escomptait à 1,434 milliard.
L'activité de banque privée et de gestion de fortune a dégagé un bénéfice avant impôts déclaré de 917 millions de francs, en baisse au regard des 977 millions du 2e trimestre 2012. La somme est toutefois amputée de 100 millions, en raison d'une charge liée à l'accord sur l'imposition à la source conclu avec le Royaume-Uni.
Listes de clients
Credit Suisse espère régler le conflit fiscal qui l'oppose aux autorités américaines d'ici à la fin de l'année en cours, a indiqué le directeur des finances du numéro deux bancaire helvétique David Mathers.
Souhaitant collaborer avec la justice américaine, Credit Suisse a demandé au Conseil fédéral une autorisation pour transmettre des listes de clients ayant quitté une banque pour une autre - les "leaver lists". L'autorisation a été accordée et les listes sont actuellement en préparation.
