Lindt & Sprüngli a poursuivi sa croissance sur tous ses débouchés clés au premier semestre 2014, avec de nouveaux gains de parts de marché. Le chocolatier zurichois a dégagé un bénéfice net de 55,8 millions de francs, soit un bond de 14,3% par rapport à la même période un an plus tôt.
Comme annoncé mi-juillet, les ventes s'établissent à 1,2 milliard de francs, en progrès de 6% sur un an. La croissance organique ressort à 9,2%, soit supérieure à la moyenne, a relevé mardi Lindt & Sprüngli. La maison de Kilchberg (ZH) estime avoir renforcé sa position de numéro un dans la gamme du chocolat "premium".
L'éclaircie conjoncturelle au premier semestre 2014, y compris en Europe du Sud, ne s’est pourtant pas entièrement répercutée sur le climat de consommation, nuance le maître chocolatier. Il évoque aussi la forte concurrence dans le commerce de détail et la faiblesse de certaines devises étrangères vis-à-vis du franc.
Sur le plan opérationnel, le résultat d'exploitation (EBIT) s'est accru de 17,7% pour atteindre 77,1 millions de francs. Le renchérissement des matières premières a exigé des ajustements ponctuels des prix sur des produits sélectionnés.
Le résultat opérationnel a largement dépassé les prévisions des analystes consultés par l'agence d'informations financières AWP, le profit net de peu. A la Bourse suisse, le titre du chocolatier évoluait dans le vert, à 58'085 francs vers midi.
Dans ses principaux marchés européens, à savoir l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni et la Suisse, les taux de croissance sont "supérieurs à la moyenne". Si l'Italie progresse, les ventes via les canaux de distribution traditionnels y restent sous pression
