La Banque cantonale bernoise (BCBE) a dégagé un bénéfice net en hausse de 1,4% sur un an au premier semestre 2013 à 59,2 millions de francs. L'établissement estime avoir réalisé une bonne performance, en renforçant ses affaires de clientèle privée et commerciale.
Les fonds de la clientèle (épargne et obligations de caisse notamment) ont ainsi augmenté de 0,8% pour s'établir à 21,8 milliards de francs, a indiqué vendredi la BCBE. A fin juin, les valeurs patrimoniales sous gestion s'élevaient à 19,5 milliards, précise la banque aux plus de 65'000 actionnaires.
Volant anticyclique
La BCBE a profité de la dynamique du marché immobilier en accroissant le montant de ses créances hypothécaires de 1,6% pour le porter à 18,1 milliards de francs. Au terme du premier semestre, la somme du bilan atteignait près de 26,5 milliards, en hausse de quelque 88 millions par rapport à fin 2012.
En ce qui concerne les fonds propres, la banque s'estime capable de répondre à l'introduction en septembre du volant anticyclique. La mesure, arrêtée par le Conseil fédéral, a été initiée par la Banque nationale suisse (BNS) pour calmer l'ardeur du marché hypothécaire, sur fond de niveau historiquement bas des taux d'intérêt.
Au niveau de l'exploitation, la BCBE a dû composer avec un contexte économique difficile. Le résultat des opérations sur différence d'intérêts a diminué de 2,7% à 160,3 millions de francs. Le produit des commissions a en revanche bondi à 37 millions, contre 2,5 millions un an plus tôt, grâce à une hausse du produit des courtages.
Conflit fiscal
Le bénéfice semestriel avant impôts affiche pour sa part une augmentation de 1,5% à 83,4 millions de francs. Troisième établissement cantonal de Suisse, derrière Zurich et Vaud, la BCBE est contrôlée à hauteur de 51,5% par le canton de Berne. Elle est aussi bien implantée dans le canton de Soleure.
S'exprimant sur le conflit fiscal avec les Etats-Unis, la banque bernoise relève par ailleurs n'être concernée "que de façon marginale". Elle ne compte que "très peu" de clients domiciliés outre-Atlantique, l'ensemble de leurs dépôts se situant en dessous de 0,2% de la fortune clientèle.
