Le nombre de chevaux, poneys et ânes continue d'augmenter en Suisse. Fin 2012, on comptait un total de 103'010 équidés, dont 75% détenus dans des exploitations agricoles.
Les activités de l'ensemble de la filière équine regroupent près de 12'900 emplois et ont généré un chiffre d'affaires de 15% supérieur à celui de 2010, a révélé lundi une étude publiée par le Haras national suisse via Agroscope.
La détention de chevaux est particulièrement importante dans les zones rurales. Dans les exploitations agricoles, un animal de rente sur cinq est un équidé. Si nombre d'agriculteurs diversifient leurs activités, notamment dans les pensions de chevaux, un chiffre d'affaires important est généré par d'autres secteurs, comme l'élevage, le commerce de chevaux, le tourisme ou la production de fourrages.
Le rôle du cheval dans la société suisse a considérablement évolué au cours des dernières décennies. Autrefois animal de rente réservé aux travaux agricoles et à l'armée, le cheval est aujourd'hui considéré comme un partenaire de loisirs. Cette mutation s'est accompagnée d'une évolution des revendications en matière de détention, perceptible dans les différentes adaptations de la législation.
Les adaptations législatives les plus importantes depuis la publication de la dernière étude sur la filière équine (2009) -entrées en vigueur ou planifiées- concernent la protection des animaux, l'aménagement du territoire, les paiements directs, l'élevage chevalin et la formation.
