Dans le rouge depuis le début de la séance, la Bourse suisse a une nouvelle fois piqué du nez vendredi après-midi en raison du conflit autour de l'Ukraine. L'indice Swiss Market Index (SMI) de ses 20 valeurs vedettes a perdu 1,25% ou 105,63 points, à 8378,58 points.
Le Swiss Leader Index (SLI/30 titres dont ceux du SMI) a lâché 1,11% à 1291,19 points, et l'indice élargi Swiss Performance Index (SPI) 1,15% à 8125,61 points.
Les principales places européennes ont connu une trajectoire similaire: à Francfort, l'indice vedette DAX a plongé de 2,01%, le CAC 40 français de 1,15%, et le FTSE-100 britannique de 1,12%.
Outre-Atlantique, à l'heure de la clôture en Europe, le Dow Jones s'affichait pratiquement à l'équilibre, encouragé par les chiffres sur l'emploi, mais le Nasdaq reculait de 0,60%. L'évolution du marché du travail en février aux Etats-Unis s'est étonnamment révélée positive, après deux mois de déception.
L'incertitude liée à la crise en Crimée préoccupe malgré tout. La situation en Ukraine ressemble de plus en plus à une nouvelle guerre froide, estiment certains intervenants. La menace faite vendredi du géant russe Gazprom d'interrompre ses exportations à l'Ukraine en raison d'impayés a jeté un froid certain.
De nombreux titres ont clôturé en baisse, mais les plus grands perdants au SMI/SLI sont Clariant (-2,7%), ABB (-2,1%), Actelion (-2,2%), Transocean (-2,3%) et Swiss Life (-1,9%). Aux bancaires, Credit Suisse (-0,9%), Julius Bär (-1,1%) et UBS (-1,1%) ont fini dans le rouge.
Roche (-1,6%) et Novartis (-1,9%) ont également reculé. Après l'amende des autorités italiennes de la concurrence mercredi, c'est la justice transalpine qui a ouvert une enquête contre les deux groupes pharmaceutiques, sur soupçons de fraude et de manipulation.
Nestlé (-0,8%) s'en est un peu mieux sorti, tout comme Swatch (-1,7%) et Richemont (-0,4%). Alors que Swatch a continué de souffrir des incertitudes qui entourent la Chine, l'un de ses marchés les plus importants, Richemont a par contre bénéficié d'une recommandation à l'achat formulée par UBS. Les analystes considèrent que Richemont est un choix à privilégier dans son segment en raison de son portefeuille de marques de luxe.
Adecco (-0,4%) a profité de la solidité du rapport sur l'emploi aux Etats-Unis, mais manque de peu le petit groupe des gagnants. Schindler (bon de participation: +0,3%) a tout juste tiré son épingle du jeu, sans nouvelle information toutefois.
