L'Argentine a violé les règles du commerce international en mettant en place une série d'obstacles aux importations de biens européens, japonais et américains, a estimé l'OMC (organisation mondiale du commerce), chargée de trancher ce litige commercial.
L'Argentine, a expliqué un jugement du panel (tribunal d'arbitrage) sur ce dossier, doit prendre "les mesures nécessaires pour rendre sa politique compatible" avec les règles de l'OMC.
Washington a aussitôt salué cette décision. "C'est une victoire majeure pour les travailleurs, les entreprises et les fermiers américains", a déclaré M. Michael Froman, le représentant américain au commerce.
"Les mesures protectionnistes argentines ont un effet sur une large segment des exportations américaines, représentant des milliards de dollars par an", a-t-il ajouté.
De son côté, l'UE s'est également félicitée de ce jugement. "La lutte contre le protectionnisme a été une des mes tâches les plus prioritaires lors de mon mandat de commissaire chargé du commerce international", a déclaré Karel De Gucht, dans un communiqué publié à Bruxelles.
"Ce cas montre clairement que le protectionnisme n'est pas acceptable, j'appelle l'Argentine à agir rapidement pour se mettre en conformité avec les règles de l'OMC", a ajouté le commissaire européen.
Le panel a été mis en place en mai 2013, à la demande des USA, de l'UE et du Japon. Les trois plaignants accusaient l'Argentine d'avoir mis en place des restrictions qui pénalisent leurs exportations vers ce pays. Ainsi, les entreprises qui veulent exporter vers l'Argentine sont obligées notamment en contrepartie d'importer des biens argentins.
L'un des exemples les plus connus est celui du constructeur automobile allemand Porsche, qui a dû s'engager à acheter du vin et de l'huile d'olive argentins pour faire entrer une centaine de véhicules. L'Argentine a la possibilité de faire appel de cette décision publiée vendredi.
