Les travailleurs suisses devraient gagner en moyenne 1,6% de plus en 2015. Cette hausse des salaires réels, qui se situe dans la fourchette des valeurs européennes, concerne toutes les catégories d'employés, de l'ouvrier au top manager.
Sans tenir compte du renchérissement, le rebond des rémunérations est estimé à 2,1%, a communiqué Aon Hewitt. Le cabinet spécialisé dans les ressources humaines a interrogé pour les besoins de son étude 191 entreprises suisses actives dans les services et les produits manufacturés.
Les améliorations des rémunérations escomptées en terres helvétiques pour 2015 sont à peu près identiques à celles des années précédentes, soulignent les responsables de l'étude. "Pour diverses raisons, les perspectives économiques des entreprises suisses ont légèrement été revues à la baisse", commente dans le communiqué Sacha Cahn, expert en matière de rémunérations chez Aon Hewitt Suisse.
L'an dernier, les spécialistes prévoyaient pour 2014 des hausses réelles de 1,8% et nominales de 2,2%. Ces quatre dernières années, les rebonds nominaux avoisinaient celui de 2015, alors que l'augmentation atteignait encore 2,3% en 2011.
Les augmentations annoncées vendredi se situent en deçà des revendications exprimées par l'USS et Travail.Suisse il y a quelques semaines. Les faîtières syndicales avaient exigé des bonifications de 2 à 2,5%, respectivement de 2%.
A l'échelle internationale, la recherche se base sur les réponses de 12'690 patrons établis dans 120 pays. Contrairement à l'an dernier, où les hausses réelles de salaires helvétiques anticipées pour 2014 étaient plus importantes que celles des autres pays du continent européen, Aon Hewitt constate cette fois-ci un équilibre entre la Suisse et ses voisins.
En Allemagne, une augmentation nominale de 3% est prévue. Le renchérissement étant plus élevé dans ce pays qu'en Suisse, la hausse réelle devrait y atteindre 1,8%.
