▼Les faits
Dix milliards d’euros. Ce serait le montant d’un troisième programme d’aide à la Grèce évoqué, dimanche 25 août, par le ministre grec des Finances Yannis Stournaras après l’annonce de l’éventualité d’un tel soutien par le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble. L’UE et le FMI ont précédemment concocté deux plans d’aide, en mai 2010 (110 milliards) et en février 2012 (140 milliards). Sans compter un effacement des dettes de 107 milliards.
▼Les commentaires
«La Grèce aux urnes (mais allemandes)», titre le quotidien athénien
Ta Nea , qui relève qu’à un mois des élections législatives allemandes du 22 septembre «la question de la dette grecque entre de plain-pi ed dans la campagne électorale». Toujours en Grèce, le journal économique Imerisiaécrit que «les partenaires européens, notamment les Allemands, comprennen t enfin que l’austérité ne mène nulle part et que les taux de remboursement élevés empêchent toute croissance économique». Nettement moins euphorique, le Handelsblatt a calculé que le sauvetage de l’euro coûtera globalement à l’Allemagne «150 milliards d’euros dont 42 devraient être rendus disponibles très vite». Et le quotidien économique de se demander «si la politique de Merkel sauve le continent ou ne fait qu’apporter de la douleur». La Süddeutsche Zeitung reconnaît toutefois à Schäuble «le mérite d’avoir dit la véri té aux électeurs quatre semaines et demie avant les élections et non pas quatre semaines et demie après».▼A suivre
Aucune décision ne sera prise avant 2014, a assuré la chancelière Angela Merkel. Laquelle estime dans les colonnes de Focus qu’une nouvelle réduction de la valeur de la dette grecque ferait fuir les investisseurs dans la zone euro.
